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Quels sont les quartiers à éviter à Martigues ?

Vincent Marchand
Vincent Marchand
septembre 13, 2026 6 min
Rue desertes avec immeubles delabres et murs tagges a Martigues

Avant un déménagement ou un achat immobilier à Martigues, la question des quartiers à éviter revient souvent, tout comme pour d’autres villes, à l’image des quartiers à éviter à Tours. La ville, marquée par son histoire industrielle et ses contrastes sociaux, compte effectivement quelques zones sensibles où délinquance, précarité ou nuisances industrielles pèsent sur le cadre de vie. Voici une cartographie précise de ces secteurs, sans dramatiser mais sans les minimiser non plus.

À Martigues, les quartiers les plus souvent cités comme problématiques sont Paradis Saint-Roch, Mas de Pouane et Canto Perdrix, auxquels s’ajoutent les zones industrielles de Lavéra et des Laurons pour des raisons environnementales plutôt que sécuritaires. Ces secteurs concentrent les principales alertes en matière d’insécurité, de sentiment d’abandon et de pollution chronique, mais leur situation évolue avec les programmes de rénovation urbaine en cours.

Cartographie des quartiers sensibles à Martigues

La géographie de Martigues, éclatée entre le centre-ville, les hauteurs résidentielles et les franges industrielles de l’étang de Berre, explique en partie cette diversité de situations. Les quartiers sensibles ne sont pas regroupés en un seul point, mais dispersés selon leur histoire d’urbanisation et leur proximité avec les sites pétrochimiques.

Comparatif des quartiers
Quartier Points de vigilance Niveau Alternative
Paradis Saint-Roch
  • délinquance et dégradations
  • densité d&rsquo
  • habitat social
  • sentiment d&rsquo
  • abandon des habitants
⚠️ Élevé Centre-ville de Martigues
Mas de Pouane
  • précarité économique
  • chômage élevé
  • commerces en difficulté
⚡ Modéré Jonquières
Canto Perdrix
  • tensions localisées liées à la délinquance
  • quartier en travaux de rénovation
⚡ Modéré Ferrières
Lavéra
  • nuisances industrielles
  • odeurs et bruit permanents
  • risque Seveso
⚡ Modéré Saint-Julien
Les Laurons
  • pollution atmosphérique chronique
  • proximité directe des sites pétrochimiques
⚡ Modéré La Couronne
Sécurité à Martigues

Les statistiques détaillées de délinquance ne sont pas disponibles pour cette commune dans la base officielle du SSMSI.

Cela concerne souvent les communes de petite taille : pour préserver le secret statistique, les données ne sont diffusées que lorsqu'un nombre suffisant de faits est enregistré sur plusieurs années.

On distingue globalement deux types de zones à risque : celles marquées par une insécurité et une précarité sociale liées à l’habitat collectif dense, et celles où les nuisances industrielles dégradent le cadre de vie sans pour autant poser de problème de délinquance. Cette distinction est essentielle pour comprendre pourquoi certains quartiers apparaissent dans les classements sans forcément être dangereux au sens strict.

Paradis Saint-Roch, Mas de Pouane, Canto Perdrix : profil des zones à risque

Ces trois quartiers reviennent systématiquement dans les discussions sur l’immobilier Martigues et méritent chacun un éclairage particulier, tant leurs problématiques diffèrent (un constat similaire à celui dressé pour les quartiers à éviter à Châtenay-Malabry).

Paradis Saint-Roch : densité et sentiment d’abandon

Ce quartier concentre une forte densité de logements sociaux, avec des tours d’habitation vieillissantes qui accentuent le sentiment d’abandon ressenti par certains habitants. Les faits de délinquance signalés y sont plus fréquents que la moyenne communale, notamment des dégradations et des trafics visibles en soirée. Les habitants évoquent aussi un manque d’entretien des espaces communs, qui nourrit une image négative persistante malgré des efforts municipaux récents.

Mas de Pouane : précarité économique

Ici, la problématique est avant tout sociale. Le taux de chômage y dépasse nettement la moyenne locale, et la précarité sociale se traduit par un habitat parfois dégradé et des commerces de proximité en difficulté. L’insécurité reste modérée comparée à d’autres secteurs, mais la fragilité économique du quartier freine son attractivité pour de nouveaux habitants ou investisseurs.

Canto Perdrix : renouvellement urbain en cours

Canto Perdrix illustre une situation plus nuancée. Le quartier fait l’objet d’un programme de renouvellement urbain qui vise à désenclaver le secteur et à améliorer les équipements publics. Les tensions liées à la délinquance y sont réelles mais localisées, et les travaux en cours laissent espérer une amélioration progressive du cadre de vie dans les prochaines années.

Rénovation urbaine : ce qui change concrètement

À Canto Perdrix, les opérations de réhabilitation portent sur la voirie, l’éclairage public et la création d’espaces verts. Ces investissements ne suppriment pas immédiatement les zones à risque, mais ils modifient durablement la perception du quartier sur cinq à dix ans.

Zones industrielles : Lavéra, Les Laurons et enjeux environnementaux

Raffineries et usines petrochimiques bord etang Berre

Contrairement aux trois quartiers précédents, Lavéra et Les Laurons ne posent pas de problème de délinquance particulier. Leur inscription dans la liste des quartiers à éviter tient presque exclusivement aux nuisances industrielles générées par la proximité des raffineries et sites pétrochimiques de l’étang de Berre.

Lavéra : arbitrage emploi/cadre de vie

Lavéra héberge l’un des plus grands complexes pétrochimiques de la région, source d’emplois importante pour tout le bassin martégal. Mais vivre à proximité immédiate suppose d’accepter un bruit industriel permanent, des odeurs récurrentes et un risque technologique classé Seveso. Beaucoup de familles font le choix d’y travailler sans y résider, préférant un logement plus éloigné pour préserver leur qualité de vie.

Les Laurons et pollution chronique

Ce secteur subit les retombées directes de l’activité industrielle voisine, avec des pics de pollution atmosphérique régulièrement mesurés par les stations de surveillance locales. La pollution chronique y reste un motif de vigilance sanitaire, particulièrement pour les personnes fragiles ou les familles avec de jeunes enfants. Le marché immobilier en tient compte, avec des prix généralement plus bas que dans les quartiers résidentiels du centre.

Typologie des risques : délinquance, nuisances, pollution

Pour resituer les choses à leur juste mesure, il faut distinguer trois familles de risques bien différentes. La délinquance et l’insécurité touchent principalement Paradis Saint-Roch et, dans une moindre mesure, certains secteurs de Canto Perdrix, avec des faits qui restent globalement comparables à ceux observés dans d’autres villes moyennes de la région.

Les nuisances liées à la précarité sociale, elles, concernent surtout Mas de Pouane, où le problème est davantage économique que sécuritaire. Enfin, la pollution et les nuisances industrielles, propres à Lavéra et aux Laurons, relèvent d’une problématique environnementale qui n’a rien à voir avec la criminalité mais qui impacte tout autant le choix d’un logement.

Quartier Type de risque dominant Tendance
Paradis Saint-Roch Délinquance, abandon Stable
Mas de Pouane Précarité sociale Stable
Canto Perdrix Délinquance localisée En amélioration
Lavéra Nuisances industrielles Stable
Les Laurons Pollution chronique Stable

Quartiers prisés et alternatives sûres à Martigues

Canaux pittoresques avec maisons colorées et bateaux amarrés

Pour équilibrer ce tableau, il faut rappeler que Martigues compte aussi des quartiers prisés offrant un cadre de vie agréable et une sécurité satisfaisante. Le centre historique de l’Île, avec ses canaux surnommés la « Venise provençale », reste très recherché pour son charme et son animation. Ferrières et Jonquières attirent également les familles grâce à leurs écoles, leurs commerces et une ambiance plus résidentielle.

Ces secteurs affichent des prix immobiliers plus soutenus, ce qui reflète directement la demande. Choisir Martigues suppose donc d’arbitrer entre budget, proximité du travail et exigences en matière de sécurité et d’environnement, en gardant à l’esprit que la ville, dans son ensemble, reste loin d’être un territoire à fuir : seuls quelques secteurs bien identifiés méritent une vigilance particulière.

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